Projet

Saint-Denis de la Réunion aura son premier téléphérique urbain

Saint-Denis de la Réunion aura son premier téléphérique urbain

Le téléphérique reliera plusieurs quartiers situés à l’est de l’agglomération dionysienne, avec pour ambition de réduire les temps de parcours et de proposer aux habitants un moyen de transport collectif efficace et écologique. Moins d’1 ½ an après le démarrage des études préliminaires, le groupement titulaire d’un marché global de performances (conception-réalisation-exploitation-maintenance) vient d’être choisi par la CINOR, maître d’ouvrage. 
 

Un réseau routier très embouteillé, un relief pentu avec des routes en lacet, circuler à Saint-Denis de la Réunion est devenu une épreuve pour les habitants. Ce premier projet de téléphérique urbain fait partie des réponses apportées et s’inscrit dans un projet global de plusieurs lignes aériennes permettant de desservir les « hauts » de l’agglomération.
 
Présenté fin 2016 en concertation publique, le projet a d’emblée fait l’objet d’une forte mobilisation de la part des acteurs locaux. La CINOR a confié à Artelia, mandataire d’un groupement associant DCSA et DS Avocats, une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage sur toute la durée de l’opération. Cinq stations sont prévues sur un linéaire de 2,7 km, pour une ligne qui a vocation à se fondre dans le réseau de transport urbain et interurbain. Le téléphérique intègre ainsi des correspondances, à chaque station, avec les autres modes de transports collectifs. C’est d’autant plus important que le quartier de Bois-de-Nèfles, en plein développement, doit accueillir prochainement un nouveau lycée et de nouvelles zones d’activités. 
 
C’est Poma, l’entreprise grenobloise spécialiste du transport par câble, qui a été choisie pour mener le groupement qui va construire et exploiter ce nouveau téléphérique. Le bouclage prochain des dossiers réglementaires devrait permettre d’obtenir une Déclaration d’Utilité Publique fin 2018. Après une année de travaux, la mise en service est espérée fin 2019, soit seulement 3 ½ ans après le démarrage des études préliminaires. 46 cabines de 10 de places assises permettront d’absorber une fréquentation attendue de quelques 6000 à 7000 voyageurs par jour.